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L'avenir économique est prometteur malgré les défis sécuritaires et économiques.

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Le Niger reprend sa croissance économique au titre de l'année 2025. La croissance est estimée par la FMI de l'une de meilleures croissances économiques de l'Afrique de l'Ouest avec une note de 7,9 devant la côte d'ivoire et le Togo.

Cette reprise de la vie économique du Niger est dû à une bonne année agricole. Selon l'AFD "Le secteur agro pastoral est « l’épine dorsale » de l’économie nigérienne. Il représente plus de 40% du

PIB total, 35% des exportations et constitue la principale source de revenus pour plus de 80% de la population. Les activités agro pastorales demeurent ainsi les sources quasi exclusives des aliments et des revenus de la majeure partie de la population. " En plus, Les autorités du CNSP ont fait de la souveraineté alimentaire est une priorité de leur politique. La première foire du riz au palais de sport témoigne de cette volonté politique pour soutenir les producteurs et la vulgarisation de leurs produits agricoles.

En outre, la production pétrolière connait une importante production avec la mise en fonction du pipeline même si des interruptions sont intervenus entre le Bénin et le Niger suite. Le pétrole nigérien est exporté par le port de Semé Bénin. La production pétrolière est passée de 20.000 baril/jour à plus de 100.000baril/j.

Cependant, il faut aussi tenir compte de l'inflation galopante qui règne dans la sphère publique et sociale. Selon les données de la banque mondiale, l'inflation devrait rester élevée, à 5,4 % en moyenne sur la période 2025-2026, en partie en raison de la hausse des coûts d'importation. Avec la fermeture de la frontière Bénin-Niger, le corridor Lomé- Burkina-Niger coûtent très cher aux commerçants dû au prix de transport. Les prix de denrées de première nécessité ont connu une hausse spectaculaire.

La croissance du PIB devrait s’établir en moyenne à 6,5 % sur la période 2025-2026, soutenue par la production et les exportations de pétrole (qui augmenteront en 2025) et l’amélioration de la production agricole due à l’expansion des terres irriguées. Cela suppose que la situation sécuritaire ne se détériore pas et qu’un retrait ordonné de la CEDEAO limite les effets négatifs sur la baisse des échanges avec les États de la CEDEAO non-membres de l’UEMOA.( rapport Banque mondiale).

Malgré la hausse prévue de l’inflation en 2025-2026, le taux d’extrême pauvreté devrait diminuer sensiblement pour atteindre 42,5 % d’ici 2026, grâce aux fortes projections de croissance du PIB et de la production agricole. D’importants risques de détérioration pèsent sur ces perspectives, notamment une détérioration de la situation sécuritaire, la volatilité des prix des produits de base et des chocs climatiques( rapport Banque mondiale).

Enfin, il faut bien le reconnaître les efforts des autorités publiques à accélérer la croissance économique en s'appuyant sur leurs efforts souverains, une stratégie économique résiliente et une gouvernance avec transparence par la mise en place de la cour d'État et le changement du bureau de la COLDEFF. En plus, de cela, tout le Niger redynamise ses relations économiques avec les autres États de l'AES par le projet d'une banque d'investissement pour soutenir les investissements et les entreprises locales. La volonté des autorités publiques de booster la croissance économique par le contrôle de la production d'or en garantissant la sécurité dans les zones où la production est artisanale.

Analyste politique, Abdoulaye Idrissa James