Médiatique

Guerre informationnelle et souveraineté nationale : repenser la communication stratégique au service de la refondation

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Dans ce processus de mobilisation générale pour la défense de la patrie, la presse est une arme stratégique pour influencer, sensbiliser et conscientiser les masses populaires.

L’écosystème de la presse écrite, audiovisuelle et numérique nécessite un regard mosaïque sur les impacts de la communication nationale. Aujourd’hui, nous devons reconnaître l’existence d’une guerre informationnelle et communicationnelle, animée tant par des médias occidentaux que par des acteurs nationaux hostiles aux autorités de la refondation nationale.

Comment faire face à cette guerre informationnelle dans le contexte actuel de notre pays ?

Il faut bien reconnaître que la naissance de l’ONC a suscité un espoir, mais au fil du temps, une léthargie s’est installée. Les multiples rencontres avec les acteurs des différentes structures de médias sont une bonne chose dans le contexte actuel de notre pays. Cependant, l’ONC se doit de revêtir un pragmatisme, de reprendre en main l’écosystème médiatique et de construire un écosystème médiatique en temps de crise.

Nous sommes dans un environnement hostile et asymétrique. La communication nationale ne pourrait pas s’articuler autour d’une logique de mimétisme avec l’accompagnement de partenaires occidentaux qui financent des outils puisés de leurs réalités.

Or, la refondation nationale est, par essence, une refonte institutionnelle. Reproduire les rapports habituels reviendrait à s’enfermer dans une véritable domination institutionnelle, alors même que nous recherchons une souveraineté informationnelle et communicationnelle.

Par ailleurs, chaque jour, nous observons des comportements communicationnels toxiques de la part d’apatrides sur leurs pages, construisant des mensonges et semant le doute dans l’opinion autour de la question sécuritaire.

Ce terrorisme communicationnel a un impact direct sur l’image des autorités et sur la refondation nationale. Il faut bien reconnaître comment leur communication trouve une réception négative. Pendant ce temps, la communication institutionnelle est souvent limitée par cette communication toxique d’acteurs qui nuisent véritablement à la communication nationale.

Aujourd’hui, le diagnostic s’impose sur l’arme communicationnelle nationale : d’abord contrer le flux de désinformation, puis préparer la conscience collective dans cette dynamique de mobilisation générale pour la défense de la patrie.

Cette guerre informationnelle et communicationnelle ne pourrait être gagnée qu’en mettant en place un mécanisme endogène permettant de protéger les institutions, de défendre la doctrine de la refondation nationale et de sortir de la routinisation de la communication conventionnelle afin d’opposer une riposte efficace à la guerre informationnelle des apatrides.

La refonte de la communication nationale est plus que nécessaire dans le contexte actuel de notre pays. Cela nécessite, de la part des acteurs, de sortir de la logique d’accaparement, de renforcer la coordination entre les différentes directions de communication des institutions publiques et parapubliques, d’assurer une veille sur la désinformation, de rétablir rapidement la vérité et de renforcer la confiance publique.

✍️Abdoulaye Idrissa James