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Après le morcellement, conséquence de la décolonisation, on assiste à une prolifération d'organismes de coopération. Certains projets échouent, mais d'autres réussissent, comme la conférence des États africains indépendants.

I. ✓ Histoire du panafricanisme
L'accession à l'indépendance s'accompagne d'une rupture des liens économiques et d'un isolement géographique qui nuisent au développement des jeunes pays africains. Dans ce contexte, des dirigeants tentent de recréer une certaine unité pour s'assurer un appui mutuel. Après le morcellement, conséquence de la décolonisation, on assiste à une prolifération d'organismes de coopération. Certains projets échouent, mais d'autres réussissent, comme la conférence des États africains indépendants ainsi que le Pan-African Freedom Movement of Eastern, Central and Southern Africa, ou encore l'Union des États africains. C'est dans cet élan que l'on adopte la charte de Casablanca mettant sur pied l'UAM. Elle reflète la détermination d'anciennes colonies françaises, qui ont pris part à une rencontre à Brazzaville en décembre 1960, à se regrouper pour faire contrepoids au mouvement panafricain provenant des anciennes colonies anglaises, notamment le Ghana de Kwame Nkrumah. Cette union met aussi en évidence les divisions entre l'Afrique noire francophone, l'Afrique noire anglophone, l'Afrique lusophone ou le bloc arabe, chacun proposant son modèle d'union et d'intégration. Même les pays francophones restent divisés, certains souhaitant une union politique immédiate sur la base d'une intégration économique et culturelle, alors que d'autres préconisent une approche plus graduelle. À l'origine, 12 pays forment l'UAM. En 1962, l'ancien Congo belge, le Rwanda et le Togo se joignent au groupe. Des institutions communes -l'Organisation africaine et malgache de coopération économique, l'Union africaine et malgache de défense- sont établies par les pays membres qui acceptent également de participer aux travaux qui donneront naissance à l'Organisation des États africains en 1963.
Par cette étude nous aimerions comprendre l'impact du panafricanisme dans le réveil patriotique des populations sahéliennes, le nationalisme et la lutte anti-impérialiste qu'il a déclenché. Cette vision panafricaine portée par les pionniers libérateurs continuent t-elle déclarée les régimes actuels du Sahel?
✓Analyse de la dynamique panafricaine dans l'opinion publique nationale de l'AES
Le populisme, historiquement, appelé de courant de démagogie réuni des mouvements ou des partis politiques qui prônaient l'instauration d'un régime de type fasciste capable de faire échec au socialisme ou au communisme. Mais, le panafricanisme promu par le vent moderne politique incarne une idéologie qui renaît dans les formations politiques et la société civile africaine. Les discours politiques mobilisent les couches sociales qui retrouvent le fil de leurs aspirations profondes. Au Sahel, le panafricanisme est la nouvelle trajectoire qui s'inscrit dans la lutte contre néo-colonialisme et l'impérialisme occidentale. Un indicateur révélateur est le courant de masses populaires qui luttent pour la liberté, l’unite africaine et l’independance rappelant les mouvements africains de lutte comme la négritude, la décolonisation, la démocratie, le multipartisme.
✓ Évolution des idéologies africaines:
Les opinions publiques des États du Sahel sont composés en partie des discours de lutte contre l'impérialisme. L'approche marxiste justifie le nationalisme qui anime les populations sahéliennes moyennes et pauvres à suivre l'idéologie panafricaniste. Les couches sociales vulnérables sont animés d'une quête de liberté. Évoqué la France dans le discours politique au Sahel, attise la fibre patriotique et nationaliste.
Comparativement, dans le monde, le populisme est revenu en force. Aux Etats, Trump est revenu au pouvoir par populisme par un extrémisme de la droite. Une polarisation de l'opinion américaine. ce clivage électorat a favorisé la victoire des républicains sur les démocrates. Une politique mondiale où le populisme et nationalisme reviennent en force.
Au Sahel, les régimes militaires ont constitué une alternative de libération des États africains aux yeux des populations sahéliennes qui veulent un changement de paradigme. Le développement de l’insecurité est apparu comme un alibi géopolitique international pour bloquer le développement des États du Sahel. Les populations avec le nationalisme et le patriotisme qui les animent veulent des régimes libérateur du joug colonial français. Par le panafricanisme, une idéologie de libération s’est enracinée dans la conscience collective.
✓Les États anti-impérialistes ont un dominateur commun : la lutte pour la libération :
Les Etats du Sahel comme la Russie, L’Iran, la Turquie et certains États de l’Amerique Latine partagent un lien historique et idéologique fort, la liberté et la lutte anti-impérialiste. Ils luttent pour affirmer leur indépendance face à une hégémonie occidentale. Depuis la seconde guerre mondiale, les puissances occidentales imposent leur hégémonie sur le reste monde par leur culture et leur politique. Tous les Êtats cherchent à exister dans cette arène capitaliste. Le rapprochement entre la Russie et le Mali ou le Burkina Faso ou le Niger avec un mode de gouvernance différent, est la liberté et le respect de la liberté de l’autre à décider de son avenir politique. Cette idéologie de libération incarne tous les États qui ne sont pas dans le sillon occidental. Même la Chine cherche à affirmer son indépendance sur l’hegemonie Occidentale. Les relations entre la Chine, la Russie et la Corée du Nord sont fortes car elles ont une menace en commun les Etats Unis.
✓Tous les courants idéologiques en Afrique se bercent dans le panafricanisme :
Contrairement aux nations occidentales avec une segmentation politique idéologique, droite, centre et gauche, En Afrique, les idéologiques politiques se versent dans le panafricanisme. L’electorat n’est pas reparti en fonction de la gauche et de la droite. La société choisit son dirigeant selon des principes de liberté, de solidarité, d’unite et développement. Le panafricanisme est l’ideologie la plus originale de l’Afrique comme l’affirma Mumbutu « En Afrique, il n’y a pas d’opposition mais de juxtaposition entre les partis politiques pour conquérir le pouvoir « voilà peut-être la raison qui justifie certaines alliances politiques en Afrique entre partis politiques idéologiquement opposés.
✓ Enfin, L'intérêt d'entretenir le panafricanisme dans la conscience collective pour un développement durable et une véritable unité africaine, réside dans la culture de l'exemple. L'equation parole-action doit être présente dans les engagements des autorités publiques. Les autorités publiques doivent travailler à cultiver la transparence et la frugalité sur les dépenses publiques. En Chine, les populations ont des conditions de vie répondant aux attentes des populations, logement, secteur sociaux de bases et une économie familiale. Les dirigeants mènent une existence de dextérité et les biens publics sont inviolables par tous. En Afrique aussi, cela est possible par la volonté politique et la détermination collective.
Abdoulaye Idrissa James, Analyse politique