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1er juillet 1931 - 1er juillet 2025, il aurait eu 94 ans aujourd'hui.

Seyni Kountché était un officier de l'armée nigérienne et le chef d’État militaire du Niger de 1974 à 1987.
Parcours et montée au pouvoir
Né le 1er juillet 1931 à Damana Fandou, issu d’une lignée aristocratique zarma (Zarmakoy Tondikandie). Il commence sa carrière militaire en 1949 dans l’armée coloniale française, devient sergent en 1957, puis rejoint l’armée nigérienne après l’indépendance en 1961. Il est nommé chef d’état-major en 1973.
Coup d’État et direction du pays
Le 15 avril 1974, il renverse le président Hamani Diori par un coup d’État, suspend la Constitution, dissout l’assemblée nationale, interdit les partis politiques, et établit un régime militaire via le Conseil Militaire Suprême (CMS). Son régime met l’accent sur la redistribution de l’aide alimentaire, la stabilité politique et la relance économique, tout en maintenant une mainmise autoritaire — notamment durant les sécheresses des années 1980 et face à des tentatives de coup d’État. Vers une transition et son héritage
À partir de 1981, Kountché amorce une ouverture vers des structures consultatives et nomme en 1983 un Premier ministre civil (Mamane Oumarou). En 1984, il lance l’élaboration d’une « charte nationale » approuvée par référendum. Malgré ses efforts, certaines libertés restent limitées et des tensions avec la Libye émergent, notamment autour de la question touarègue. Décès et commémoration
Il meurt le 10 novembre 1987, à Paris, des suites d’une tumeur cérébrale. Son successeur, Ali Saïbou, prend le relais à la tête de l’État. Le Stade Général Seyni Kountché à Niamey porte son nom en hommage, inauguré en 1989 puis rénové en 1999. Conclusion
Seyni Kountché est une figure majeure de l’histoire du Niger, incarnant un régime militaire certes autoritaire, mais qui a initialement contribué à stabiliser et relancer un pays en crise. Sa volonté apparente de réintroduire des éléments civils et consultatifs vers la fin de son règne marque une phase de transition, même limitée.
Résumé : Un homme d'État incorruptible et patriote
Le Général Seyni Kountché est unanimement reconnu pour sa rigueur morale, sa lutte contre la corruption, et sa vision profondément patriotique du service public. Durant ses treize années à la tête du Niger (1974–1987), il s’est engagé à défendre l’intérêt général, refusant toute forme d’enrichissement personnel et imposant une éthique stricte à l’ensemble de l’administration.
Son régime militaire, bien que autoritaire, se distingue par une volonté claire de protéger les ressources nationales, de servir le peuple avec intégrité, et de préserver l’unité et la souveraineté du pays. Il a toujours affiché un mépris profond pour les privilèges, vivant lui-même dans la sobriété, et n’hésitait pas à sanctionner tout comportement jugé contraire à l’intérêt national.
✒ Citations attribuées ou inspirées de ses discours et principes :
"L’État n’est pas une source d’enrichissement, mais un instrument au service du peuple."
"Je ne suis pas venu au pouvoir pour me servir, mais pour servir."
"L’honneur d’un soldat, c’est la loyauté à sa patrie, pas à ses intérêts."
"Je préfère mourir pauvre, mais avec le respect du peuple, que vivre riche en trahissant ma nation."
"Ce pays ne s’en sortira que si chacun met l’intérêt général au-dessus de tout."
"Quiconque vole l’argent public trahit la nation."
"Nous devons gérer les biens de l’État comme s’ils nous étaient prêtés par nos enfants."
💬 Témoignages et perceptions
Il est souvent décrit par ses contemporains comme ferme mais juste, et très attaché à la probité.
Même ses opposants politiques lui reconnaissent un leadership incorruptible, et beaucoup le considèrent encore comme le président nigérien le plus intègre de l’histoire moderne.