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Notre attitude intellectuelle et panafricaine, une posture rude pour déconstruire le mythe occidental dans notre perception du monde

L’Afrique et l’Occident n’ont jamais eu un passé glorieux ni un bon ménage. Les pays occidentaux ont toujours perçu les Africains comme des sous-hommes, des hommes sans civilisation, des pays sauvages et austères où pullulent tous les maux de la misère humaine. Pourtant, Ils convoitent les richesses de nos sous-sols avec une avidité extrême, nous déshéritant de tout pour ensuite nous jeter avec dédain dans les mains des miettes transformées aujourd’hui en aide publique pour qu’on ne crève pas de faim.
Les occidentaux, ont expérimenté tout sur nous, l’esclavage-abolition, colonisation-décolonisation, indépendance-néocolonisation. Ils voient les Africains comme des cobayes et la terre africaine comme un laboratoire. A chaque fois, où des Africains comprennent leur supercherie, ils abandonnent leurs pratiques pour les remplacer par d’autres beaucoup plus merdiques. Quand les Africains ont compris la force qui réside en eux pour s’affranchir de leurs chaînes d’esclavage, ils ont d’eux-mêmes enlever leur fer de leurs mains et de leurs pieds. Cette liberté accordée est suivie de colonisation. Puis, quand les intellectuels africains se mirent en tête de reprendre leur destin main, ils offrirent les indépendances. Quand les dirigeants dignes osèrent frayer leur chemin vers le développement de leurs en toute liberté, les Occidentaux complotèrent contre eux par le biais d’un système de néocolonisation en défaisant tout pouvoir qui se mettait au service de la cause de son peuple. Enfin les Occidentaux dans leur politique sont sombres et rusés comme les forces des ténèbres. En réalité, leur blancheur cache une profonde noirceur tandis que la noirceur de l’Afrique repose sur une blancheur innocente.
Notre innocence et notre naïveté à croire à l’illusion qu’ils nous vendent, nous assujettissent à leur pas. Aujourd’hui, les intellectuels doivent s’affranchir comme un papillon, du cocon occidental. Les occidentaux face au vent du changement, de l’affirmation de la vraie indépendance de nos Etats, reposent leurs stratégies sur les collaborateurs comme de tout temps. Les intellectuels doivent écrire une nouvelle feuille de notre développement sans plonger dans leur piège. Car, les Occidentaux nous dominent non pas par la force mais par la traitrise des nôtres qui se voient en devoir de défendre des valeurs qui ne sont pas les nôtres. Le rôle de l’intellectuel ne devrait plus être celui du perroquet ou du copieur. Mais, il doit être celui d’un éclaireur averti et avisé dévoués à la cause de son pays.
Les trois pays de l’AES constituent un repère d’un mouvement nouveau. Il y a une histoire cachée qui se traduisent dans la volonté des trois chefs d’Etats d’affranchir leurs pays des injonctions occidentales. Les pays occidentaux continuent d’imposer à nos Etats des politiques impopulaires par le canal des dirigeants élus démocratiquement dans des conditions souvent moins appréciables des opinions publiques nationales. Depuis l’arrivée des hommes militaires au pouvoir, la marge de manœuvre leur est très réduite. Ils sont obligés de rabattre sur les intellectuels et autres institutions pour tenter de freiner ce mouvement de libération. Cela dit, nos intellectuels sont le levier sur lequel, les occidentaux veulent ramener nos Etats à leurs desideratas.
Enfin, la responsabilité de nos intellectuels est au point d’évaluation pour confirmer leur déracinement, leur acculturation ou affirmer leur africanité. Le retour au bercail serait-il celui d’un enfant kamikaze qui veut faire sauter le bonheur de sa terre natale ? La question demeure dans la posture de nos intellectuels à adopter pour donner des orientations claires et précises pour un développement de nos Etats sans trahir sa patrie. Ils sont face à l’histoire. Ensemble, le Sahel pourrait être le foyer de la libération de l’Afrique de toute forme de domination extérieure.